Haut de page
18 Mai 2012, St Eric

Des plumes sur mon berceau

Campagne membre
Il y a des moments dans la vie où il est temps de laisser le passé derrière soi... Parce qu'il est trop lourd, parce qu'il fait trop mal, parce qu'il empêche d'avancer. C'est un moment difficile parce qu'on ne sait pas dire si c'est le passé qui vous tient ou si on retient le passé. En tous cas, il est temps, et pour sa survie il le faut!
Quitter son passé, c'est libérer la boule au ventre qui s'est lovée là comme un petit chat. On le caresse de temps en temps pour le rassurer, pour qu'il nous laisse un peu respirer. Mais si on le laisse s'installer, il fait ses griffes sur notre plexus et adieu le bonheur de prendre de l'air à pleins poumons! Il faut avoir le courage de chasser le petit chat, même s'il souffle et crache quand on s'approche, même si de ses griffes il s'accroche et ça fait mal, même s'il a l'air d'un lion là tapi dans le noir...
Hier soir, j'ai pris mon courage à deux mains et j'ai chassé le petit chat.
Laisser son passé derrière soi c'est aussi l'affronter une dernière fois. Peut être aussi entendre une vérité qui fait mal, dire la sienne pour ne plus voir les mots tourner et retourner dans sa tête. C'est mettre le mot fin sur une histoire et accepter qu'elle ne sera plus...
Mais c'est aussi faire de la place pour l'avenir, pour les rêves qui aujourd'hui sont blessés mais finiront par se former à nouveau, comme des nuages dans le ciel en forme d'animaux... C'est laisser le temps au temps de faire son oeuvre.
Laisser le passé  derrière soi, c'est accepter que les larmes lavent enfin le tableau, et que dans quelques temps, la toile sèche et on puisse reprendre le pinceau.
Aujourd'hui la toile est mouillée, demain peut être...

Tags associés : Quand, passe, doit, aller

J'kaz !
0
Lundi 06 Avril 2009Poster un commentaire
Je suis une guerrière à la Royo. Je porte une épée et des tattoos pour raconter mon épopée, repousser mes ennemis et je suis prête à périr au combat. Je suis une guerrière à la Royo. La fierté est ma religion, le respect de mon corps est mon credo et l'homme qui le possèdera devra en faire preuve. Je suis une guerrière à la Royo. Si tu viens vers moi ton arme à la main, mon verbe sera la mienne et je te blesserai sans remords jusqu'à ce que tu fuis ou courbes l'échine... Je suis une guerrière à la Royo et tu devras savoir que ma féminité est une simple enveloppe, que chaque cicatrice m'a endurcie et que je cherche un roi pour en être l'escorte. Je suis une guerrière à la Royo et comme une lionne je défends mon territoire mais si tu sais par la tendresse et l'amour enfin m'apprivoiser, je serai chatte à tes côtés.
Je suis une guerrière à la Royo et je cherche en vain un autre guerrier qui de guerre lasse voudrait poser les armes à mes côtés, panser mutuellement ses plaies, lever cuirasses et boucliers et s'unir à mon corps d'armée pour faire des bébés...
Je suis une guerrière à La Royo et celui qui m'a créée m'a laissée trop seule pour être heureuse, seule avec mes plaies et mon épée.

Tags associés : suis, guerriere

J'kaz !
0
Lundi 16 Mars 2009Poster un commentaire

Il y a des soirs où reprendre le fil de son histoire peut être un peu douloureux. Ce soir est un soir comme ceux-là...

Je considère que des anges ce sont penchés sur mon berceau sinon je ne serais pas là aujourd'hui, sinon je serais restée au sol à la première chute. Et Dieu sait qu'il y en a eu! C'est pour ça que je mon blog s'appelle "des plumes sur mon berceau"... J'ai ressorti mon cahier de poèmes, celui que j'ai tenu de 1997 à 2004, de mes 18 ans à mes 2 tentatives de suicide. J'en ai extrait 3 poèmes pour une exposition sur le mal être et le suicide, et j'ai relu tout le cahier. J'ai vu toute cette période défiler et, même si mes cicatrices sont refermées, j'ai ressenti toutes les émotions une à une.

Je ne suis plus cette jeune fille écorchée de 18 ans, mais elle vit encore en moi, elle pleure encore en moi parfois. Elle a marqué mon corps de tatouages, de piercings pour ne pas oublier les épreuves et les enseignements que j'en ai tiré. Elle cherche encore quelqu'un qui la comprenne et qui l'accepte comme elle est. Elle n'est pas encore sûre de savoir pourquoi certains hommes font les pires abominations, mais elle veut croire qu'ils sont plus rares que les bons...

J'ai gardé aussi un amour inconditionnel pour les chats car ce sont eux qui m'ont tirée de ma solitude et m'ont redonné goût à la vie, à MA vie. Mes 2 compagnes d'aujourd'hui éclairent mon univers de leur regard mystérieux et de leurs jeux permanents. Elles me ressemblent à ne jamais totalement se donner, sinon en faisant le clown et n'acceptant les caresses que si elles l'ont décidé.
Ce soir, j'ai déroulé le fil de ma vie et j'ai buté sur des noeuds. Est ce que les noeuds font mal longtemps? Est ce que les noeuds font mal toujours? Combien de tatouages et de piercing me reste-t-il à faire avant le bonheur??

Tags associés : histoire

J'kaz !
0
Samedi 07 Mars 2009Poster un commentaire

De cette soirée, je n'ai gardé que ta tendresse. Elle m'a fait tant de bien! Si je ne dois plus jamais entendre ta voix, si je ne dois plus jamais te revoir, c'est elle que je veux garder de toi...

Tu m'as bercée comme une enfant. Après m'avoir désirée comme une femme, tu m'as bercée comme une enfant, et je me suis sentie choyée. Tant pis si ça n'étais qu'une illusion d'un soir, tant pis si ça ne se reproduira pas, je me suis endormie dans un cocon.

Tu m'as serrée tout contre toi jusqu'à ce que tu t'endormes. Et tandis que le sommeil te gagnait lentement, à ma grande surprise, tu caressais doucement mes cheveux. Je n'osais ni bouger, ni respirer de peur de te géner, de peur que tu veuilles te tourner, de peur que cet instant magique ,qu'aucun des hommes qui a partagé ma vie ne m'a jamais offert, s'arrête. Mais tu es resté jusqu'au bout, jusqu'à ce que ta respiration devienne régulière, et j'ai souri quand tu t'es mis à ronfler un peu.

Soudain mes cheveux t'ont chatouillé le nez alors tu t'es tourné, ta chaleur s'est éloignée et je me suis blottie dans ton dos. Tu as alors pris ma main sur ton torse et mêlé tes doigts aux miens.

Tu es d'une tendresse infinie et je ne l'oublierai jamais. Je n'oublierai pas non plus cette bouille que tu tends, tes lèvres charnues en avant, quand tu quémandes un baiser comme un petit garçon.

Alors peut être que tu n'as été qu'un intervalle dans ma vie, dans mon coeur, mais tu as été un intervalle de douceur...

Tags associés : garde

J'kaz !
0
Dimanche 01 Mars 2009Poster un commentaire

Je te sens à chaque fois que je respire: y a un bout de moi dedans qui se déchire. Je sais que tu vis quelques part à l'autre bout de moi. Que tu respires mon air, que tu vibres des mêmes joies. Je sens quand ta tristesse te mets l'eau à l'amer. Quand tu forces le trait pour sourire à la vie. Je sais que nos blessures n'ont pas le même bourreau mais qu'on pourra ensemble guérir ce qu'il en reste... Tu as toi aussi un gamin dans les yeux. Tu as grandi bancal mais fort de tes batailles. Il fait bon se blottir dans tes bras qui rassurent, même si tu sais aussi dire quand tu as peur. Tu seras mon soleil et je serai ta lune...

 

Tu me reprocheras d'être trop exigeante, je te dirai souvent que tu es égoïste. Nos rêves seront fous et nos poches trouées. Mais nos réconciliations se feront sur l'oreiller... Nous unir dans ce désir qui nous aura fait nous trouver.

Je crois déjà savoir où tu es. Et si toi aussi tu savais?

Tags associés : sens

J'kaz !
0
Mercredi 25 Février 2009Poster un commentaire
Horloge
Derniers commentaires
  • Aucun commentaire